Activité artisanale : toujours négative au premier trimestre
La Capeb annonce des chiffres toujours négatifs sur l'activité des entreprises artisanales du bâtiment au premier trimestre 2026 avec un recul certes moins sévère que les mois précédents mais toujours négatif à - 1,5 % en glissement annuel ce qui inquiète car les mois à venir sentent la crise et la hausse des prix. Seul point positif : les échanges engagés à Matignon ce lundi 27 avril "sont un signal positif,", dixit Jean-Christophe Repon, Président de la Confédération
La Capeb annonce dans son baromètre que l'activité au premier trimestre 2026, ses entreprises artisanales du bâtiment recule encore de 1,5 % en glissement annuel. Le recul atteint -2,5 % dans le neuf et -1 % en entretien-amélioration. Les artisans ont 80 jours de commande devant eux. Si les premières semaines laissaient espérer une reprise mais la conjoncture internationale a sans doute mis un gros coup de frein . Ainsi, selon la Confédération "3 artisans sur 10 déclarent déjà un impact important ou très important de la hausse des prix du pétrole". Dans 85 % des cas, ce sont les déplacements vers les chantiers qui sont directement affectés ; dans 44 % des cas, les hausses se diffusent via les fournisseurs, les coûts de transport et les matériaux.
Les travaux de rénovation énergétique, de leurs côtés poursuivent leur recul à -1,5 % pour le sixième trimestre consécutif. Et si certains indicateurs immobiliers se redressent — ventes dans l’ancien, crédits à l’habitat, autorisations et mises en chantier, ils n'ont guère d'effet dans les chiffres des entreprises.
En ce début 2026, les équilibres économiques se détériorent, note la Capeb : "le solde d’opinion sur la trésorerie recule à -18 points, 25 % des entreprises expriment des besoins de financement (24 000 euros en moyenne), et 19 % constatent une baisse de leurs marges, contre seulement 6 % une hausse. Dans 67 % des cas, cette dégradation est directement liée à la hausse des coûts. Les entreprises artisanales ne peuvent plus absorber ces chocs à répétition."
Reçu à Matignon le 27 avril Jean-Christophe Repon, récemment réélu à la présidence de de la CAPEB a noté que « les échanges engagés à Matignon ce lundi 27 avril sont un signal positif, mais ils doivent désormais se traduire sans délai par des mesures concrètes et efficaces. (...) Les dernières données conjoncturelles montrent que nous sommes à un point de bascule. L’activité, déjà orientée à la baisse depuis des mois, est fortement pénalisée par la réalité des coûts qui repartent fortement à la hausse. Avec les tensions actuelles au Moyen-Orient, nos entreprises subissent un nouveau choc qu’elles ne peuvent plus absorber. C’est la crise de trop. Les indicateurs invitent à agir immédiatement pour éviter l’enlisement des entreprises artisanales du bâtiment dans le marasme économique et leur permettre de retrouver une activité dynamique et créatrice d’emplois. »