Naissance de l’Alliance du fabriqué en France
Les achats publics qui n’achètent pas français… Insupportable ! Être obligé de se financer à l’étranger, ne pas trouver de compétences sur des savoir-faire industriel dans l’Hexagone… Inacceptable… Voilà ce qui a motivé la naissance de l’Alliance du Fabriqué en France avec force labels, syndicats, Unions et confédérations . Intéressants pour les distributeurs qui devraient trouver plus de sources tricolores
Produire davantage, produire mieux, et surtout produire en France. Telle est l’ambition portée par la nouvelle Alliance du fabriqué en France, officiellement lancée fin janvier à l’initiative de la Confédération des PME (CPME), en partenariat avec la CFTC, la CFE-CGC, le Salon du Made in France, Gilles Attaf, président d’Origine France Garantie, l’Union des Industries Textiles (UIT) et le Réseau Excellence des entreprises du patrimoine vivant (EPV). Le collectif bénéficie également du soutien de l’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
Le tricolore contre attaque
Premier constat partagé par les membres de l’Alliance : aujourd’hui, seuls 22 % des achats publics sont orientés vers la fabrication française, alors que la commande publique représente près de 170 milliards d’euros par an. Cyril Chabanier, (CFTC) de rappeler que « la performance économique va de pair avec la performance sociale : un produit fabriqué en France crée trois fois plus d’emplois qu’un produit fabriqué à l’extérieur ».
Deuxième priorité : la formation. Pour relancer durablement la production en France, le collectif estime indispensable de renforcer les compétences industrielles et de mieux répondre aux besoins des entreprises, en particulier des PME confrontées à des difficultés croissantes de recrutement.
L’épargne constitue le troisième levier identifié. « Malgré 6 600 milliards d’euros d’épargne des ménages et 200 milliards d’euros d’épargne salariale en 2025, les PME et ETI industrielles se financent souvent hors de France », souligne l’Alliance. L’objectif est de mieux orienter ces ressources afin de soutenir l’investissement, la modernisation des outils industriels et la relocalisation d’activités. Dans cette optique, deux fonds « Industries France », destinés à l’épargne salariale et au grand public seront lancés cette année. Enfin, d’ici la fin du mois de février, un comité de pilotage devrait être désigné, tandis qu’une « boîte à outils » dédiée aux achats publics responsables doit être déployée afin d’accompagner les acheteurs dans leurs démarches en faveur de la production nationale.