Maisons du Monde : -5 % sur l'année et c'est plutôt bien !
Le premier semestre de Maisons du Monde plongeait à -10 % et c'est une deuxième partie de l'année à l'équilibre qui a permis de limiter la casse à -5 %
« Nous finissons 2025 avec une dynamique qui nous plait plus que celle du premier semestre, démarre François-Melchior de Polignac, DG Maisons du monde. Nous sommes très heureux d’avoir un 2nd semestre quasi à l’équilibre, après un 1er trimestre qui a connu une baisse à deux chiffres ». Ainsi, l’ensemble de l’année finit à – 5 %, après un – 10 % sur la 1ère partie de l’année. L’objectif de 45 M€ d’économie en 2025 a été tenu et le travail de fond sur tous les grands axes de transformation a fonctionné. Et de rappeler ces axes : Organisation en magasin, adaptation des stocks en magasin, initiatives locales, affiliation, renouvellement et nouveaux concepts… « Tout cela entraîne une bonne dynamique qui donne confiance pour la suite», note le dirigeant. Autre point positif pour l’enseigne : la performance de l’Europe du Sud (Italie, Portugal, etc.). Depuis un an, le groupe a installé de vrais « patrons » en Italie et en Espagne : « Un vrai avantage, par rapport à l’approche centralisée, on travaille de façon plus fine quand on est basé à Milan ou à Madrid ».
Un e-commerce en difficulté
« Là où nous avons souffert, c’est sur l’e-commerce, admet F-M de Polignac. Nous avons procédé à une réorganisation de l’activité digitale et c’est un chantier de fond qui est mené ». La campagne du black Friday a bien fonctionné pour le spécialiste, qui constate un glissement de consommation, avec une grande partie du budget dépensé à ce moment plutôt qu’en décembre. « Je pense que la baisse du poids relatif de décembre est une évolution structurelle pour les années à venir et une tendance paneuropéenne », confie le DG, tout en notant que la déco de Noël a très bien fonctionné. « Nous communiquons de plus en plus sur cette partie. Les consommateurs ont privilégié le beau et l’achat plaisir ». Le lancement sur le PET (accessoires animalerie) se poursuit, et le dirigeant annonce déjà d’autres extensions de gammes. Pour lui, la France est descendue d’un cran au moment de la dissolution, et aucune perspective d’évolution positive n’apparait à court terme sur le contexte économique. Les motifs de satisfaction existent pourtant pour le groupe, et même au-delà des ventes : « Pour notre part, nous avons retrouvé en 2025 un trafic positif sur tous les mois depuis mai ».