Le Bonus Réparation s’étend à l’outillage électroportatif !

Pierre Dieuzeide
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ouv reparation bonus

Depuis le 1 er janvier 2024 , l’Etat a renforcé le bonus réparation  en ajoutant 24 produits sur la liste dont l’outillage électroportatif, les ventilateurs et autres climatiseurs.  Tondeuses, taille haies étaient déjà concernés. L’enseigne Espace Emeraude  qui a déjà 6 magasins labellisés « bonus réparation » applaudit  mais alerte les pouvoirs publics sur les difficultés de mise en œuvre

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Dans le cadre de la loi Agec, l’Etat avait lancé un Bonus Réparation pour pousser les Français à réparer les outils et l’électroménager plutôt que de les jeter. Cette ambition n’est pas démentie avec l’augmentation des bonus notamment pour l’électroménager et l’arrivée sur la liste de nouveaux produits qui concernent le secteur brico jardin puisqu’on compte désormais l’outillage électro-portatif (bonus : 20 € ) , l’humidificateur (15 €), le climatiseur mobile (25 €), les purificateurs et ventilateurs (15 €). Les tondeuses et taille-haies étaient déjà sur cette liste en 2023 mais ne sont pas plus aidées en 2024 avec seulement 16 €. Pour faire bénéficier de ce bonus à ses clients , l’enseigne doit disposer d’un agrément QualiRépar, dont la liste se trouve ici ecosystem.eco

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réparation bonus robot

Espace Emeraude regrette "la complexité administrative"


 

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jean marc Hupé

Espace Emeraude connue pour son historique motoculture  et ses baies de réparation fait labelliser ses centres : aujourd’hui 6 sur 73 peuvent faire bénéficier du bonus à leurs clients ce qui donne déjà à l’enseigne une certaine expérience « Nous voulons encourager pour faire durer. C’est un véritable engagement pour nous, car nos ateliers sont déjà saturés. Nous ne réussissons pas à recruter, les compétences manquent et c’est vraiment dommage. » explique Jean-Marc Hupé, Directeur Général d’Espace Emeraude. « Nos clients intègrent de plus en plus des critères environnementaux et sociétaux dans leurs décisions d’achat. L’économie actuelle doit donc aligner ses réponses sur ces préoccupations, en veillant à ce que les coûts de réparation d’un produit ne dépassent pas 30 % du prix d’un article neuf. » poursuit le dirigeant.
Toutefois Jean-Marc Hupé alerte les autorités : «  La complexité administrative et la difficulté à avoir un label unique pour tous les métiers ne facilitent cette démarche, ni pour les enseignes, ni pour les clients. » 
 

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Pierre Dieuzeide
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