Les jardineries : le dilemme délirant du 1 er mai

, mis à jour le 24/04/2026 à 14h07
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Le gouvernement a annoncé ce 17 avril un projet de loi visant à "autoriser l’ouverture des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes le 1er mai" en 2027,  et pour cette année.... le Gouvernement  envoie des instructions pour que les artisans de ces deux secteurs ne souffrent d’aucune conséquence d’une ouverture le 1er mai 2026 "dans les règles fixées par la future loi." Quid des jardineries ? Elles ont purement disparu de la short list de Matignon. Que faire au premier mai ? Les avis sont partagés ...

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Sébastien Lecornu aurait-il l'esprit jésuite ? Le gouvernement rappelle à tous que le 1er mai est un "jour férié et chômé ", ça c'est pour les syndicats, mais qu'un projet de loi "visant à autoriser l’ouverture en 2027 des boulangers-pâtissiers artisanaux et des artisans fleuristes le 1er mai " sera présenté dans les prochains jours... Et qu'en attendant, ces derniers pourront travailler sans souffrir des services de l'Etat à condition de respecter la future loi. C'est fort non ?  Autrement dit, le 1er mai reste sacré sans "dérogation de droit à cette règle". Pas de dérogation mais des exceptions au cas par cas, "lorsqu’il n’est pas possible d’interrompre son activité (hôpitaux, hôtels…)." Et pour les fleuristes qui seront concernés par la loi future tout comme les boulangers... et bien cette année, le gouvernement ne leur dit pas explicitement qu'ils pourront travailler ou faire travailler mais il les prévient qu'ils ne  seront pas poursuivis le 1er mai 2026  pour peu qu'ils fassent signer à leur salariés volontaires un accord par écrit pour travailler ce jour-là, payé double. "" Il appartiendra ensuite au Parlement de voter ce projet de loi qui sécurisera définitivement ces accords. Sous réserve de son adoption, cette mesure entrerait donc en vigueur à compter du 1er mai 2027." 

Les jardineries pourraient faire travailler mais sans ouvrir !

Quand aux jardineries, elles ont été rayées de la liste alors qu'elles étaient aux côtés des boulangers et des fleuristes comme enseignes autorisées. Est-ce que c'est parce qu'il s'agit de commerce et non d'artisans qu'elles ont disparues ?  Côté Fédération de la Jardinerie on est dépité. Après une bataille homérique dans tous mes ministères, on pensait l'affaire dans le sac. Thomas le Rudulier, délégué général nous avoue n'avoir plus de nouvelles de Matignon. Tout juste apprend-on que des proches du dossier conseillent d'ouvrir comme les fleuristes. Ce serait en effet assez curieuxque les autorités viennent punir des jardineries et pas des fleuristes dès lors qu'elles payent leur salarié le double et font signer l'accord de volontariat aux personnes concernées. c'est d'autant plus vrai que les jardineries vendent du vivant  et doivent maintenir l'activité 7 jours sur 7. Oui mais voilà ... d'autres conseillers affirment qu'à ce titre les jardineries peuvent faire travailler leur salarié, c'est vrai , mais pas vendre pour autant. Bref, la Fédération se garde bien de donner des instructions à ses adhérents tellement la situation est floue. Elle laisse à leur disposition des modèles de contrat de volontariat. Chacun décidera !

 

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